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Blog d'une auteure de livres ésotériques, de romans, et de nouvelles.

Errances

Attention ! Grande Nouvelle : Je me suis remise à écrire.
(๑•̀ᴗ•́)و✧ Ou plus exactement, je me suis enfin remise à écrire.
Car il faut bien avouer que je n'ai pas avancé d'un iota sur le moindre manuscrit depuis le début de l'année. Mes seuls écrits de 2017 se sont résumés aux quelques articles publiés ici, et des pages éparses sur un carnet. Pas de quoi crier au génie littéraire, en somme.
C'est avec un peu de tristesse et une pointe d'envie que je voyais mes consoeurs et confrères de plume narrer l'avancement de leurs livres à venir ainsi que de leurs publications. Ils avançaient, eux, alors que je faisais péniblement du sur-place. Difficile de ne pas ressentir de la frustration.
Comment se fait-ce, me demanderez-vous ? Le syndrome de la page blanche ?
Même pas.
Après 7 titres publiés, il y a un roman terminé dans mes tiroirs, ainsi que toute une ribambelle de projets livresques, dont un qui m'est venu dans le courant de l'année (inspiré par la bibliographie d'une auteure américaine). Donc, après que Le Glaive de la Liberté soit sorti, j'aurais pu continuer sur la lancée, avec l'écriture du 3ème Tome de la Trilogie Draconia. Si l'envie d'un break s'imposait, il y a toujours un recueil de nouvelles qui pouvait être achevé en rajoutant deux ou trois histoires qui attendent d'être rédigées. Un peu de fun et de légèreté avant d'attaquer un nouveau pavé.
Mais non, toujours pas.
Or, s'il y a bien une chose que l'écriture m'a apprise (mais ça vaut aussi pour la plupart des domaines créatifs), c'est qu'il ne faut surtout pas insister s'il n'y a ni envie ni plaisir à faire ce que l'on fait. Et le nœud du problème se situait sans doute là ; le fait de me mettre à écrire ne me procurait plus ces deux choses pourtant essentielles. L'envie et le plaisir.
Travailler sans eux équivaut à se lancer dans la participation d'un marathon tout en se tirant une balle dans le pied au moment du départ. Et je ne sais pas écrire sans envie ni plaisir. Cela n'aboutirait qu'à quelque chose de passablement ennuyeux, aussi bien pour moi que pour vous. Ce qui n'est pas le but de la manœuvre.

Pourtant, les idées ont continué à venir. Au détour d'une musique, d'images et de réflexions au gré de moments précis. Mais une fois dirigées vers leurs projets livresques respectifs... plus rien. Rideau. J'ai même eu une nouvelle idée pour un livre, lié à un roman sur lequel j'ai commencé à plancher.
Rien de plus.
Puis, les semaines et les mois se sont écoulés...

Ce n'est que très récemment que j'ai commencé à y voir un peu plus clair. J'avais acheté ce joli carnet, mais sans parvenir à le lier à un de mes bouquins en attente. Du coup, je l'ai laissé en appui contre la lampe du bureau, pour que son injonction sur la couverture ait au moins le mérite de me remettre au boulot.
Quelques temps après, j'ai commencé à y écrire des notes très personnelles, quasi autobiographiques, le plus souvent liées à mon amour pour les livres, l'écriture ainsi que mon parcours depuis que j'ai écrit mon tout 1er livre. Le genre de truc qui ne me serait jamais venu à l'esprit de publier un jour. Après tout, qu'est-ce que ma p'tite vie bien ordinaire pourrait-elle avoir d'intéressant pour que cela soit raconté ? C'est alors qu'a débarqué l'idée, simple au demeurant, qui allait tout changer : Et si j'écrivais une histoire de tout cela ? Bref, romancer avec cette touche de fantastique qui me plaît tant.
Un genre d'Alice au Pays de l’Écriture.
Dès lors, des images ont commencé à poindre, des brides narratives, ainsi que des chansons qui se sont invitées à la danse. Si l'idée générale du roman de Lewis Carrol s'est vite imposée, deux autres thèmes symboliques ont pointé aussi le bout de leur nez. Mais je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas trop me spoiler moi-même... ce qui serait un comble à ce stade où je viens à peine d'entamer le 1er jet.

J'ai donc repris le chemin du manuscrit. Et même au boulot, j'ai le ravioli au court bouillon. Une sensation extatique que je n'avais plus ressentie depuis bien trop longtemps ; quand les idées fusent et se percutent avec moult sources d'inspiration. Avec le regret de ne pas pouvoir me brancher une clé USB directement "à la source" pour être sûre de tout enregistrer. C'est drôle. Presque comme  si j'avais les oreilles qui fument sous l'effet de la surchauffe cérébrale. C'est vous dire... Pour un peu, j'ai cru que mon cerveau allait nous faire un claquage, tellement il n'avait plus eu l'habitude de ce genre d'exercice de haute voltige ; à savoir de rester concentré sur le boulot tout en jonglant avec la tornade d'idées qui venait de s'abattre !
En tout cas, ça me manquait !
Parce que oui, il m'arrive d'écrire sur mon lieu de travail. C'est souvent là que me viennent le plus d'idées.

Bref, je ne sais pas trop où ce manuscrit pourrait aboutir, et il faut bien avouer que cela ne me préoccupe pas plus que cela dans l'immédiat. Ma seule ambition est non seulement de parvenir à l'écrire en entier, mais aussi que personne ne périsse d'ennui en le lisant. Vaste programme, n'est-ce pas ?
Pour l'instant, je suis retournée à l'écriture avec joie et gratitude. J'ai retrouvé mon "pays imaginaire" où je me plais à mettre des mots sur les errances narratives qui peuvent me prendre d'un seul coup.
On dirait presque que je me retrouve perdue au Pays du Grand N'Importe Quoi, avec une boussole qui n'indique même pas le Nord. Et comme j'ai tendance à être un peu (beaucoup) à l'Ouest, on n'est pas rendu.
De toute façon, le plus excitant dans un voyage n'est pas nécessairement au moment d'arriver à destination, mais bien tout ce qui arrive durant le parcours.

M@giquement,
~Lise-Marie Lecompte

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